Dix-neuvième édition du vendredi des réformes à la DGTCP, ce 28 août 2026

À la DGTCP, le principe « Dites-le-nous une fois » s’invite au cœur des réformes

Et si l’administration cessait de demander plusieurs fois aux usagers-clients les mêmes informations ? C’est tout le sens du principe « Dites-le-nous une fois », également connu sous le nom de « Once-Only Principle ». Un principe qui était au centre des discussions lors de la 19e édition du « Vendredi des Réformes », organisée le vendredi 28 août 2026 à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP). Cette approche de management portée par le Chef de l’Etat alors candidat à la Présidence de la République, entend placer la simplification et l’efficacité au cœur de la relation entre l’administration et le citoyen.

Le principe repose sur une idée relativement simple. Une information déjà fournie à l’administration ne devrait pas être redemandée au citoyen lorsqu’elle peut légalement être réutilisée. Derrière cette simplicité apparente se trouve cependant un important chantier de transformation administrative.

Partager une donnée ne signifie pas la rendre accessible sans restriction. Les conditions d’accès, de partage et de réutilisation doivent être clairement définies afin de préserver la légalité des échanges, la confidentialité, la sécurité et la traçabilité des informations.

Les expériences étrangères présentées au cours de la séance, notamment celle de l’Estonie, montrent que cette transformation nécessite plusieurs préalables. En effet un cadre juridique adapté, une gouvernance efficace des données et des systèmes d’information capables de communiquer entre eux sont nécessaires à la concrétisation de cet idéal.

La première communication présentée par André HOUNNOU, Spécialiste du Management des Services publics, a permis de poser les bases du principe.

La question n’est donc pas seulement de décider de ne plus demander plusieurs fois une même information. Encore faut-il que les différents services puissent effectivement y accéder, dans les conditions prévues par la loi.

Sandrine EZIN YETCHENOU, Chef adjointe du Service de la Trésorerie, a notamment évoqué l’hétérogénéité des systèmes d’information, l’absence de référentiels communs, la qualité des données et le cloisonnement organisationnel.

Pour intégrer progressivement le principe « Dites-le-nous une fois » dans les réformes du Trésor public, trois leviers ont été identifiés : la gouvernance des données, l’interopérabilité des systèmes d’information et la transformation des processus.

Une démarche en quatre temps a également été proposée : sélectionner, cartographier, définir les règles et mesurer. Une façon de passer du principe à sa traduction concrète dans les pratiques administratives.

Modérés par Etienne SOUNNOUVOU, Conseiller en gestion des systèmes d’archivage, les travaux ont réuni les participants en présentiel et à distance. Les échanges qui ont suivi les deux communications ont permis d’aborder les contraintes mais aussi les perspectives liées à l’application du principe au sein du Trésor public.

Au-delà d’une simple réforme technique, le « Dites-le-nous une fois » pose ainsi la question de la relation entre l’administration et ses usagers. La 19e édition du « Vendredi des Réformes » s’est achevée par les mots de clôture du Chef de la Cellule des Réformes et de la Démarche Qualité, Lémaire KANFONHOUE.